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Dermatopathologie

  /  Bibliothèque de cas   /  2005 - Interclub Hématopathologie Dermatopathologie, Metz   /  Cas 7 – Mai 2005 – Interclub Hémato/Dermato – Metz

Cas 7 – Mai 2005 – Interclub Hémato/Dermato – Metz

Résolu
Présentateurs: M. Parrens, M. Beylot-Barry, B. Vergier.
CHU: Hôpital Haut-Lévêque
Renseignements cliniques: suite du cas 6 (Lame B) : Deux mois après le diagnostic de la lésion cutanée, à la fin de la radiothérapie, apparition rapide d'un ganglion cervical. Exérèse.
Diagnostic proposé: Localisation ganglionnaire du lymphome T cutané à grandes cellules CD30 positives (WHO-EORTC : Lymphome T indolent de type lymphome cutané primitif anaplasique à grandes cellules)
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Description histologique

Le ganglion est le siège d’une prolifération diffuse dépassant la capsule ganglionnaire et s’étendant au tissu adipeux de voisinage, comme dans la peau, il s’agit de cellules de taille moyenne à grande, les noyaux sont à contours fréquemment irréguliers et présentent une chromatine peu condensée avec nucléoles. Les mitoses sont nombreuses et s’associent volontiers à des images apoptotiques. Le phénotype est identique à la peau, toutefois devant la présence d’un index prolifératif (Mib1) de 100 %, les marqueurs d’immaturité (CD10, Tdt, CD1a et CD34) ont été testés et une positivité isolée du CD34 a été mise en évidence à la fois sur le ganglion et la peau.
Sur le ganglion, la positivité du CD34, associée au caractère agressif de la population, a fait discuter le diagnostic d’un lymphome T d’origine centrale (lymphoblastique) ou périphérique. Au final, le diagnostic de lymphome lymphoblastique n’a pas été retenu sur plusieurs arguments : contexte cutané, morphologie pléomorphe, absence d’expression de la Tdt, NFS, LDH et bilan d’extension normaux.